https://youtu.be/wR5Y2zhBi3g?si=qxMR6Epwlz5e6US6
YIRININ
Synopsis : C’est l’histoire d’Yirinin, un enfant solaire qui ne se sent pas comme les autres. Certains enfants sont jaloux de lui et le rejettent. Il ne comprend pas. Doit-il changer pour devenir comme les autres ou rester lui-même?
Explications pour comprendre qui il est. Tout le monde s’épanouie à vivre ensemble en respectant les différences de chacun.
Histoire :
Yirinin est un enfant joyeux et sociable. Il vit dans le petit village de Manoufla en Côte d’Ivoire. La planète Terre est colorée. Elle est rouge comme la terre, elle est bleue comme le ciel, elle est jaune comme le soleil, elle est verte comme les arbres et elle est blanche comme la neige. Même la couleur de peau de ses habitants est différente.Ce patchwork résume toutes les couleurs de la vie. C’est pour cette raison qu’il ne s’est jamais posé de question, malgré sa couleur de peau qui le différencie des autres.
Il est albinos !
Cela signifie que sa peau est très pâle et ses cheveux sont blancs. Il a du mal à s’adapter à la vie en plein soleil car la lumière vive lui brûle la peau. Il doit sans cesse porter des vêtements couvrants et un chapeau pour se protéger des rayons du soleil. Malgré ses difficultés, c’est un enfant joyeux, gentil avec sa famille et ses camarades et très curieux. Il aime apprendre, lire et rêver. Mais certains ne remarquent pas cette gentillesse, ils le rejettent. En effet, selon certaines croyances, certains pensent que ces personnes sont maudites et apportent la malchance. Ce qui provoque une discrimination et des exclusions dans la société.Yirinin est souvent victime de harcèlement, d’intimidation et de moqueries de la part des autres enfants du village, lesurnommant même « fantôme ». Malgré tout, il n’éprouve aucune haine envers ses camarades et son sourire est continuellement présent sur son beau visage. En rentrant de l’école, accompagné de sa maman, son intelligence et son sens de l’observation, lui font poser une question : « Maman, ai-je été désiré ? Etais-tu fâchée contre moi quand tu me portais dans ton ventre ? Pourquoi m’as-tu choisi ? Ai-je fait du mal aux autres enfants en naissant ? ». Sa mère est triste d’entendre toutes ces interrogations. Alors elle se met à chanter le nom de son enfant. Mère : « Sais-tu pourquoi, ton père et moi, t’avons appelé Yirinin? » Yirinin :« Non mère ! Raconte-moi mon histoire. Je veux tout savoir »
Mère : Contemple le ciel, il nous offre une palette de couleurs variées ! Contemple la forêt, elle nous offre une diversité de teintes ! Nous, les humains, possédons également une multitude de couleurs. Toutes représentent les couleurs de notre magnifique monde. Ainsi toi et moi nous ne faisons qu’un.« Mais ok ! Ce soir, au clair de lune, nous nous mettrons autour du feu. Ta grand-mère te racontera tout, comme le veut la tradition. »
Yirinin :« Tout mère ? Youpi ! »
La nuit tombe. Les cloches sonnent pour rassembler les villageois autour du feu, sous le baobab. Les tambours, le balafon, le yabara jouent.
La grand-mère, Sanhanny, qui a toujours été fière de lui, prend la parole.
Elle commence par un proverbe en langue Gouro : La grand-mère, Sanhanny : « wan laha man Sanhanny suè vonzan ka antô félô » ce qui signifie : les personnes aux dents pourries ne peuvent pas prononcer mon nom. En effet, mon nom ne peut pas être dans la bouche de ceux qui disent du mal. Tes parents te désiraient au plus profond de leur être. Leur souhait a été exaucé. Ta maman a tout de suite senti que sa grossesse n’était pas comme les précédentes. Elle rayonnait de bonheur, pendant les 9 mois, en gardant son dynamisme. Elle ne cessait de danser et de chanter. Le jour de ta naissance, la lumière et la chaleur dans le village, n’étaient pas les mêmes, que les années précédentes à la même saison. J’allais puiser de l’eau, au marigot du village, tandis que ton papa Zahwoulè (la hache) et ta soeur Plô (la forêt) allaient aux champs. Ta soeur ainée, Trai (la terre), vendait des beignets, Mounènan (la lune) vendait des légumes au marché Gouro de Sinfra, Yihi (l’eau) lavait le linge, Tchè (le feu) préparait le repas et enfin, Foutrô (le vent) balayait la cour. Toute la famille était bien occupée ce jour-là. Les cris de joie de Fèsuey (la beauté), ta maman nous ont annoncé ta naissance. Tu es né au levé du jour en même temps que le soleil. Un magnifique sourire illuminait ton visage blanc comme l’ivoire des éléphants. Mon petit-fils, Yirinin, tu es venu au monde comme la première fleur qui annonce le printemps. Tu es le 7ème enfant. Le premier garçon tant attendu, qui allait perpétuer le nom de notre famille. Tu es né un dimanche, le 7ème jour de la semaine, le jour du soleil. Le chiffre 7 est un chiffre magique. Ta naissance a illuminé et attiré la curiosité de tout le village, tel un enfant prodige. Ton papa et tes sœurs étaient éblouis par ton sourire et ton regard. Ta maman proclame, depuis, que tu es le cadeau de l’Univers. Tu es un soleil comme le signifie ton prénom. En effet, le soleil procure de la lumière et de la chaleur. Cette lumière et cette chaleur, le soleil ne les garde pas uniquement pour lui. Il les distribue à tous les éléments de la planète : la terre, le ciel, l’eau, les arbres et également aux hommes. Nous ne pouvons pas expliquer cette vibration que tu nous fait ressentir, mais nous devons nous rendre à l’évidence : tu es Yirinin.
Sa grand-mère lui fait prendre conscience de ses qualités
humaines, son altruisme et de son empathie.La grand-mère, Sanhanny : « Ton existence ne te semble pas facile. Mais te rappelles-tu du soir où le village a failli être envahi de criquets ? Tu es arrivé pour nous prévenir afin que nous puissions faire de la fumée pour les éloigner ? Ce jour-là, même si personne ne te l’a dit, tous les villageois t’étaient reconnaissants. Tu ne cesses de te rendre de case en case afin de prendre des nouvelles des vieillards, de les aider quand ils en ont besoin. Toutes ces actions que tu fais sans rien attendre en retour, ne te sont peut-être pas extraordinaires, mais elles reflètent l’amour que tu portes en toi. Tu réussis à te faire apprécier par tout le village. Tu te sens souvent différent ! Mais nous sommes tous identiques : des êtres vivants constitués d’os, de chair et de sang. Et en même temps, nous sommes tous uniques et nous pouvons tous avoir un impact positif sur le monde qui nous entoure.Tu as envie de diffuser cette lumière et cette chaleur auprès de tes rencontres. Malheureusement, certaines ne sont pas prêtes ou ne veulent pas accueillir ces énergies. Mais ta volonté, ton sourire, ta sensibilité et ton amour te permettent de briser cette carapace qu’ils se sont fabriqués, et de les inonder de ta bonté. Tu as relevé de nombreux défis, tu as toujours gardé une attitude positive et optimiste. Tu sais accepter les différences, elles sont des richesses et non des faiblesses. Elles t’enrichissent. Elles t’apportent de l’amour, de la compréhension et de la tolérance. Tu les aimes car elles font de nous des êtres uniques. Tu sais comprendre tes semblables sans les juger. Tu as beaucoup à offrir à ce monde. Sur ton chemin de vie, tu comprendras que chacun a le droit, d’être faible, de pleurer, de se tromper, de tomber. Au matin, le soleil se lève et le plus important est de se relever pour prendre un nouveau départ. Voilà, mon petit Yirinin, les raisons pour lesquelles tu te crois différent. Tu prouves que la beauté peut être trouvée dans toute chose, même dans la lumière la plus brillante du soleil. Tu es un enfant solaire, tu sembles briller dans l’obscurité. Comme chacun, tu as besoin d’amour, de tendresse et d’attention. Mais tu as compris, très tôt, que l’amour que l’on donne ne nous appauvrit pas, mais nous rend plus riche et plus heureux. Continue de briller pour le bonheur de la vie ! »
Le narrateur : Mais qui est Yirinin ? Toi ! non toi ! elle ! lui ! nous ! Chaque personne est Yirinin.
Nous sommes tous des Yirinin !!Après les explications de sa grand-mère, Yirinin rassuré et heureux, sourit en dansant et invite tous les enfants du village à le rejoindre, pour communier dans une danse de joie, de fraternité et d’amour. Tous les enfants chantent autour du feu en entourant Yirinin :
Conclusion
C’est toujours par une faille que passe la lumière. Nous avons tous une faille. Acceptons nos légères différences afin de laisser la lumière nous illuminer.
Fin
https://youtu.be/q5yj16Sl9PA?si=0pAIQjD8R-rvCqoa







